Hypnothérapie et neuroplacticité du cerveau.

Comment l’hypnose thérapeutique agit sur le cerveau?

Les exemples suivants illustrent les effets de l’hypnothérapie. En effet le cerveau est plastique. Sa structure même évolue  au gré de nos comportements, expériences, pensées.
C’est un peu comme le ski en montagne. Les paysages sont variés, diversifiés. Et puis il y a le skieur qui descend des pistes. Chaque fois que vous descendez la montage, vous laissez des traces. Il est plus facile de suivre toujours les mêmes traces. Vous skiez alors de plus en plus vite et de mieux en mieux. Cette action, ancrée dans nos habitudes, laisse une trace, dans la neige mais aussi dans votre cerveau. Celui-ci sur-développe une partie de lui-même, dédiée à cet acte précis. Il devient de plus en plus facile d’exécuter cette tâche, c’est la plasticité.

On peut modifier et restructurer son cerveau.

Les expériences de Pasqual Léoné ont montré qu’on peut modifier et restructurer son cerveau, rien qu’en utilisant son imagination. On peut changer les aires cérébrales rien qu’en pensant.
Des personnes se sont livrées à l’expérience suivante : assises devant un piano, elles ont répété un mouvement à cinq doigts encore et encore, et ce pendant cinq jours. Il fut constaté que pendant les cinq jours d’entraînement, l’aire cérébrale qui contrôle la flexion des doigts devenait de plus en plus grande. Un autre groupe de sujets, assis devant le piano, imaginait qu’ils bougeaient les doigts, en répétant mentalement le geste. Leur cerveau changeait exactement comme ceux qui avaient pratiqué l’exercice.

On a ainsi prouvé que le simple fait de penser, modifie le cerveau.

Le psychiatre Eric Kandel a montré de son côté, que le fait d’imaginer stimule les neurones qui forment de nouvelles connexions entre eux.
La plasticité, propriété intrinsèque du cerveau peut être utilisée à des fins curatives. On pourra orienter les changements cérébraux dans le cadre d’exercices balisés et notamment grâce à l’hypnose. La transe hypnotique permet de se visualiser en train de faire quelque chose. Cela crée des connexions, qui permettront, dans le futur, de réaliser vraiment l’action jusque là imaginée.